Mondialisation et interdépendance.
L’espace
mondial se présente aujourd’hui comme un système marqué par la multiplication
de flux de toute nature (hommes, marchandises, capitaux, informations) qui ont
des effets sur les sociétés. La mondialisation désigne donc le processus de
généralisation de l’échange dans toute la planète. Elle entraîne donc une mise
ne relation des différentes parties du monde. Elle permet également la
formation de réseaux à l’échelle mondiale.
Pb : Comment
se manifeste cette mondialisation ? Toutes les parties du monde
participent-elles de la même façon à la mondialisation ?
I Première
manifestation : l’essor des échanges internationaux.
a)
L’importance des échanges mondiaux.
On observe
dans le monde une ’augmentation du volume des échanges.Elle
est plus rapide que celle des marchandises. En 2006, le volume des importations
de marchandises a augmenté de près de 10 % tandis que le PIB mondial lui n'a
augmenté que de 3 %.
Flux : circulation massive de
personnes, de biens, de capitaux, d’informations.
Les
causes:
Les causes de
l’augmentation du volume des échanges sont multiples :
-L’augmentation
de la population provoque une croissance de la demande que les échanges
satisfont en partie.
-L’amélioration
du niveau de vie s’accompagne d’une croissance du pouvoir d’achat et des
besoins favorables à des activités de commerce.
-Les progrès
technologiques permettent d’augmenter la capacité, la vitesse et l’efficacité
des moyens de transport Par exemple : La conteneurisation des marchandises et
l’inter modalité permettent d’utiliser sur un même trajet plusieurs modes de
transport différents : camion, train, navire.
Le trafic
maritime mondial a augment de 65 % depuis 1975 .
Conteneurisation
: mode
de transport par caisses de dimensions normalisées. Le conteneur de base est la
boîte de 20 pieds ( 6.058 pm) de long et d’une
capacité de 20.32 tonnes.
Inter
modalité :
Système de transbordement permettant d’utiliser des moyens de transport
complémentaires, en supprimant les ruptures de charge d’un mode de transport à
l’autre.
-La
libéralisation des échanges. L’OMC, par exemple, cherche à négocier et à
réduire les tarifs douaniers.
OMC : organisation mondiale
du commerce (siège à Genève).
-En outre,
des zones de libre-échange et des unions douanières sont créées pour développer
les échanges entre partenaires économiques privilégiés. Ex : UE, MERCOSUR.
Document
projeté : Les types de biens échangés.
La part des
produits manufacturés dans les exportations aurait triplé entre 1970 et 1990 passant de 20% à 60%. Ainsi, les produits manufacturés
constituent la part la plus importante du commerce mondial.
Produits
manufacturés :
produits transformés par l 'industrie.
Mais il
convient de distinguer les produits manufacturés en fonction de leur valeur
ajoutée.
Valeur
ajoutée : La
valeur ajoutée est la valeur créée par l’entreprise en transformant les
matières premières ou produits semi–finis. Elle se calcule en faisant la
différence entre la valeur du produit réalisé et la valeur des consommations
intermédiaires ( matières premières, produits
semi-finis, services)
On observe
une baisse de la part des produits primaires en valeurs qui pour l’essentiel
s’explique par la baisse de leur prix. C’est le cas notamment d’un certain
nombre de produits agricoles comme le cacao.
Produits
primaires: Produits
bruts ou faiblement transformés ( matières premières,
sources d'énergie )
b) La
répartition des échanges de marchandises.
La
géographie des flux de marchandises.
Les flux
concernent l’ensemble de la planète. On voit donc se former des réseaux
commerciaux qui concernent l’ensemble du monde. La globalisation serait
donc l'ultime étape de la mondialisation au niveau commercial, celle pendant
laquelle les entreprises mettent en place un réseau mondial.
L’essentiel
du commerce international est réalisé entre les pays du nord. 70 voir % du
commerce international réalisé par les trois grands pôles développés :
Etats-Unis, Europe, japon. (2002). 80 % de ses échanges sont réalisés au sein
même de la triade.
En réalité , on assiste à une processus de continentatlisation
: plus de la moitie du commerce international se fait à l'intérieur de chaque
continent.
Les pays en
développement ne réalisent que 16 % du commerce mondial.
Les pays
émergents et les NPI voient leurs exportations progresser.
Conclusion :
Les échanges de marchandises dans le monde sont dominés par les pays
développés. Les flux sont donc essentiellement intra Nord.
Structure
et répartition des échanges.
Les pays
développés s’échangent tour l’essentiel des produits manufacturés.
Les NPI( Brésil, Mexique, Taiwan, Singapour ) et les pays
émergents (Chine et Inde) exportent des produits manufacturés dont la valeur
ajoutée augmente.
Depuis les
années 90, les pays en développement exportent aussi en majorité des produits
manufacturés. Mais les produits primaires (matières premières, sources
d’énergie, produits agricoles) représentent encore une part importante des
exportations. En outre, les produits manufacturés réalisés sont souvent de
faible valeur ajoutée. l’échange est inégal et il fait
apparaître une division internationale du travail.
II
deuxième manifestation : la mobilité croissante des hommes.
Les hommes
circulent beaucoup dans le monde mais, il convient de distinguer la nature et
les motifs de ces déplacements. Quels types de déplacement peut-on distinguer ?
Quelle est l’ampleur de ces phénomènes ? Quelles sont les directions des flux
de personnes ? Dans ce domaine, quelles sont les relations entre le Nord et le
Sud ?
Pour cette
étude, il faut différencier les migrations et les flux touristiques.
Les migrations
sont des déplacements de personnes ayant pour effet de transférer la
résidence d’un lieu d’origine à un lieu d ‘arrivée.
Le tourisme
est l’action de voyager pour son agrément. Selon l’Organisation Mondiale du
Tourisme, un touriste est un visiteur temporaire qui séjourne au moins 24
heures dans le lieu qu’il visite pour des motifs de loisir.
a) Les
migrations internationales.
Le nombre de
migrants dans le monde est passé de 82 millions migrants internationaux en 1970
à 175 millions en 2000. Aujourd’hui, on évalue le nombre de personnes vivant
dans un autre pays que le leur à presque 200 millions de personnes, selon des
estimations récentes de la commission mondiale sur les migrations
internationales (CMMI), relevant des Nations-Unies. Cela représente 3,3 % de la
population mondiale.
Flux
migratoires, foyers d’immigration et champs migratoires.
1 p 25
Quels sont
les principaux flux migratoires dans le monde ?
Les flux
migratoires sont des courants d’échanges de personnes.
Les flux
dominants sont dirigés des pays du « Sud » ou en développement vers les pays
développés dits du « nord ». 75 % des migrants sont originaires du ud
On observe
cependant des exceptions. Certains flux se dirigent vers des pays exportateurs
de pétrole. Des migrants sont également nombreux à quitter l’Europe en
particulier, l’Europe de l’Est.
Il existe
aussi des flux secondaires entre pays du Nord et entre pays du Sud. Ainsi, les
flux migratoires sont très importants sur le continent africain, à destination
du Gabon ou de la Côte-d’Ivoire, par exemple.
On constate
également que les principaux foyers d’immigration ont des champs migratoires
particuliers.
Champ
migratoire : zone
d’origine de la plupart des migrants que les différents pays d’accueil attirent
de façon privilégiée.
- -
L’Amérique du Nord accueille des migrants en provenance d’Amérique latine,
d’Europe, d’Asie de l’Est et du Sud-Est. - - Le champ
migratoire de l’Europe occidentale est constitué de l’Afrique en particulier,
l’Afrique du Nord de l’Europe centrale et orientale.
- - Vers
l’Australie convergent des flux en provenance d’Asie du sud-est.
- - Les pays
pétroliers exportateurs de pétrole attirent des palestiniens, des habitants des
pays arabes voisins comme l’Egypte ou la Syrie et des personnes originaires de
l’Asie du Sud et du Sud-Est.
Explications
:
Les facteurs
de formation des champs migratoires sont nombreux. Il y a d’abord la proximité.
Les Etats-Unis attirent beaucoup de latino-américains. Il y a ensuite les
relations établies dans le passé. Beaucoup d’immigrés en France sont
originaires des anciennes colonies françaises. Ce phénomène s’observe également
en Angleterre où les résidents d’origine indienne ou pakistanaise sont
nombreux.
Conclusion :
Les pays développés entretiennent des relations privilégiées en matière
d’immigration avec différents pays en développement.
Motivations,
qualification et statuts des migrants.
Rappel :
Immigration : déplacement de la population vers l’intérieurvers
du territoire.
Emigration : déplacement de
population l’extérieur du territoire.
Les
migrations sont toujours caractérisées par un cahngement
de résidence.
Les migrants
ne se déplacent pas tous pour les mêmes raisons.
Il y a des
motivations politiques : On distingue les réfugiés qui fuient leurs pays pour
des raisons de conflits ou de vexations jugées insupportables [ Le HCR ( Haut Commissariat aux Réfugiés) en comptait 9,2
millions en 2004 ], des déplacés qui sont chassés de leurs pays d’origine ou de
résidence à la suite de décisions politiques. Selon le HCR, il y avait entre 25
et 30 millions de personnes déplacées dans le monde en 1997.
Ces migrants
sont souvent des demandeurs d’asile dans les pays d’accueil. 140 pays ont signé
la convention de Genève établie en 1951 qui les oblige à accueillir les
personnes fuyant des régimes répressifs.
Des
motivations économiques : Elles apparaissent à la lecture des flux Nord-Sud.
Ainsi les travailleurs étrangers sont des migrants venus pour un temps plus ou
moins limité pour exercer un emploi.
On compte
aujourd’hui 20 millions de travailleurs étrangers dans les pays d’accueil.
Les migrants
n’ont pas tous les mêmes niveaux de qualification, on observe, par exemple, que
les Etats –Unis et l’Europe attirent beaucoup de migrants qualifiés. On parle
alors de Brain-Drain ou drainage des cerveaux.
Enfin, tous
les migrants n’ont pas le même statut juridique. Les travailleurs étrangers en
situation régulière sont les plus nombreux mais il y a également des migrants
clandestins. Leurs entrées sur le territoire n’ont pas été déclarées ou leur
durée de séjour autorisée est expirée. Il y aurait dans le monde des millions
de clandestins. Cette indication est peu précise et pour cause. En France, les
estimations oscillent entre 30000 et 300000. Cet écart donne une idée de la
valeur des chiffres dans ce domaine.
Remarque :
On
constate que les phénomènes migratoires ne sont pas faciles à quantifier et
qu’il est souvent difficile de distinguer les réelles motivations des migrants car
elles sont parfois liées ou alors cachées pour bénéficier de l’accueil des pays
d’arrivée.
D’une manière
générale, les migrants quittent leurs pays pour trouver de meilleures
conditions de vie quels que soient leurs motivations. Le fait de quitter son pays
est toujours une souffrance.
Les
conséquences des phénomènes migratoires.
Dans les pays
de départ, les effets positifs sont nombreux. Les travailleurs émigrés envoient
dans les pays d’origines des fonds. Ces sommes représenteraient des dizaines de
milliards de dollars. Les immigrés acquièrent des savoir-faire, cela réduit le
poids du chômage, du sous-emploi et de la pression démographique. Mais cela ne
va pas sans un certain nombre d’inconvénients. Dans certains cas, on assiste à
une véritable fuite des travailleurs qualifiés indispensables aux
développements des PVD. De plus, ces migrants ramènent parfois de leurs séjours
des modes de vie qui suscitent de nouveaux besoins, de nouvelles consommations
au dépend des productions locales. La pression des pays du Sud demeurera tant
que ces pays seront sous développés
Dans les pays
d’accueil, l’immigration a été suscitée pour plusieurs raisons. Les migrants
constituent une main d’œuvre bon marché et malléable. En France, c’est le
patronat qui dans les années 60 a créé des filières d’immigration pour pouvoir
soutenir la croissance. Cette immigration a aussi contribué à la croissance
démographique des pays d’accueil. Les pays d’accueil ont donc eu besoin de la
main d’œuvre des pays en développement.
Cependant avec
la crise, cette main d’œuvre a été plus difficile à intégrer. On constate que
dans la plupart des pays d’accueil, la tendance est au contrôle de
l’immigration. Aux Etats-Unis, même si les quotas d’immigrations sont supprimés
depuis 1965, la lutte contre l’immigration clandestine s’est renforcée en
particulier avec la loi Simpson-Rodino de 1986.
L’immigration légale y est limitée à un million d’entrées par an.
En Europe,
les frontières se sont fermées dans les années 70. Ce fut le cas en France où
l’immigration de travailleurs fut gelée en 1974. Les accords de Schengen signés
en 1985, transformés en convention en 1990, renforcent les contrôles aux
frontières externes de la zone Schengen.
Convention de Schengen : cette convention internationale signée en 1990, est entrée en vigueur en 1995. L'espace Schengen comprend aujourd'hui 24 États:
- Allemagne -
Lettonie
- Autriche - Lituanie
- Belgique - Luxembourg
- Danemark - Malte
- Espagne - Norvège
- Estonie - Pays-Bas
- Finlande - Pologne
- France - Portugal
- Grèce - République tchèque
- Hongrie - Slovaquie
- Islande - Slovénie
- Italie - Suède .
L'Irlande et
la Grande-Bretagne peuvent participer à tout ou partie de l'acquis Schengen. La
Norvège et l'Islande, extérieurs à l'UE ont un statut d'associé qui leur donne
tous les droits sauf celui de participer aux décisions.
On constate
également que dans les pays du Golfe Persique le contrôle de l’immigration est
sévère puisque chaque immigrant doit être parrainé par un ressortissant du
pays. Cela limite et encadre fortement l’immigration dans des pays comme
l’Arabie Saoudite ou le Koweït.
Aujourd’hui
pour satisfaire des besoins de main d’œuvre qualifiée dans le domaine de
l’informatique ou pour réduire le phénomène de vieillissement des populations,
on envisage de plus en plus de faire appel à des travailleurs étrangers.
Conclusion :
Dans le domaine des migrations, il existe donc entre les pays de départ et les
pays d’arrivée des relations de dépendance plus ou moins désirées et des
volontés de maîtriser les flux. Mais tant que des écarts de niveaux de vie
importants persisteront, il y aura des flux migratoires.
b)Les flux touristiques.
L’ampleur du
phénomène
Les arrivées
de touristes dans le monde s’élèvent à 800 millions de personnes 2005 . Depuis les années 50, ce phénomène prend de
l’ampleur. En 1950 on comptait 25 millions de touristes dans le monde , en 2002 le nombre est passé à 750 millions. Le
tourisme génère 500 milliards de dollars de recette par an.
Le tourisme
se développe pour plusieurs raisons. Les niveaux de vie augmentent. Le temps de
travail dans les pays développés diminue. Les transports progressent en termes
de capacité de confort et de coût. Enfin, il s’agit d’une activité dont la
commercialisation se modernise et se généralise.
On distingue
différents types de tourismes. Le tourisme balnéaire est le plus développé. Le
tourisme de montagne est nettement moins courant par contre, le tourisme
culturel est important. Il concerne en particulier les grandes capitales
internationales. Les pèlerinages dans des lieux comme le Vatican, La Mecque,
Lourdes ou Jérusalem, peuvent également être considérés comme des formes de
tourisme. Cette liste n’est pas exhaustive puisque, par exemple, on oublie les
déplacements liés aux grandes manifestations sportives ou culturelles.
Les flux
touristiques
Quels sont
les principaux flux touristiques dans le monde ?
On observe
que les pays développés sont des pays émetteurs de touristes mais aussi des
pays récepteurs. C’est le cas des Etats-Unis et de l’Union européenne premier
pôle touristique mondial avec à sa tête la France première destination
touristique au monde.
80 % des
départs et des arrivés concernent les pays développés. Cela s’explique
facilement par la richesse des populations des ces pays et par leur niveau de
vie. Les pays développés sont d’ailleurs attractifs pour de multiples raisons :
patrimoine culturel et naturel, richesse en équipements.
On voit
cependant se développer les flux Nord-Sud même s’ils restent faibles. Plusieurs
facteurs déterminent ces flux. L’héliotropisme, la recherche de l’exotisme et
la proximité. On observe en effet que les flux secondaires les plus importants
se dirigent en priorité des foyers émetteurs vers les pays du Sud attractifs
les plus proches. Le tourisme international reste avant tout un tourisme de
proximité.
Conclusion :
les touristes des pays développés satisfont leurs besoins d’évasion aussi dans
des pays en développement
Les effets du
tourisme dans les pays récepteurs.
Le tourisme
crée des revenus. En France par exemple, la balance touristique, c’est à dire
les dépenses des touristes étrangers moins les dépenses des touristes français
à l’étranger, s’élève à 60 milliards de Francs. Dans les pays en développement,
elle peut constituer une bonne part du PNB
Le tourisme
crée également des emplois. Dans le monde, l’industrie du tourisme et du voyage
compte 255 millions de salariés dont plus de la moitié dans la zone Asie
Pacifique. Il s’agit d’emplois directs ( hébergement,
restauration) ou indirects ( artisans, commerçants).
Mais l’impact
du tourisme dans les pays en développement peut aussi être nul ou négatif.
Lorsque les complexes hôteliers sont contrôlés par de grands groupes
internationaux, les retombées économiques sont relativement faibles. On peut
citer pour exemple les activités du groupe d’origine toulousaine FRAM. De plus,
cette activité est aléatoire. Des destinations peuvent être abandonnées par les
voyageurs pour des raisons diverses du jour au lendemain. Dans les pays où se
pratique le tourisme sexuel cela pose des problèmes de société et de santé
publique. Parfois, comme en Tunisie, les activités touristiques et agricoles
sont en concurrence pour la consommation d’eau.
Conclusion :
Certains pays en développement ont besoin du tourisme international pour
percevoir des revenus mais cette activité n’est pas toujours synonyme de
développement.
Conclusion :
La typologie des mouvements internationaux de population fait apparaître la
grande variété des déplacements. Les motifs, la durée les distinguent. On observe
que les flux migratoires sont essentiellement des flux sud-nord tandis que les
flux touristiques sont surtout des flux nord-nord. Il y a dans ce domaine aussi
des relations de dépendance entre pays du Nord et pays du sud. Le niveau de vie
élevé des pays développés attire des migrants venant des pays en développement
tandis qu’il permet à certaines populations du Nord de voyager vers les
attraits du sud.
III
troisième manifestation le développement des flux de capitaux et d’information
a) une
circulation accrue et constante.
Doc 8 p 29
La
mondialisation du marché financier est intimement liée à la diffusion en
continu de l’information. La circulation des capitaux concerne plus
particulièrement les Etats riches et développés. Les investisseurs jugeant risqué
de placer l’argent dans les zones politiquement instables ou trop pauvres.
Moins de 25 % des IDE ( Investissements directs à l’
étranger se dirigent vers les pays pauvres.
b) La
circulation en permanence de l’information .
Ce sont les
membres de la triade qui maîtrisent l’information (CNN-Fox news), même si la
guerre en Irak a permis de prendre conscience de l’existence d’un géant de la
communication dans le monde arabo-musulman : -al Jazirah.
Grâce aux
satellites, la couverture est planétaire mais des espaces restent enclavés
(Afrique, Asie Centrale, Sub-continent indien)
Doc 9 p 29
Internet a connu un essor spectaculaire depuis 15 ans : 25 millions
d’internautes en 1990, 938,710 millions en 2005 (Sources : Nielsen//NetRatings, ITU, InternetWorldStats,
journal du net,) . Aujourd’hui, 1663
millions de personnes sont connectées à internet soit 24,5 % de la population voir
une animation amusante
Sur ce sujet,
il est à noter que les Etats-Unis ont de fait le monopole du contrôle des noms
de domaines et des serveurs racines . L'ICANN ( Internet Corporation for Assigned
Names and Numbers ) est une
organisation internationale basée aux Etats Unis et de droit californien, dont
le rôle premier est d'allouer l’espace des adresses de protocole Internet (IP),
de gérer le système de nom de domaine ( .com).
IV
Synthèse : un espace économique mondialisé mais une mondialisation
déséquilibrée.
Pb : Quels
sont les grands centres de l’économie mondiale ? Quelles relations
entretiennent-ils entre eux ? Quelles sont les périphéries qu’ils dominent ?
a) Les grands
centres de l’économie mondiale.
Identification
des trois pôles.
Trois pôles
constituent, en quelque sorte, des centres du monde : Les Etats-Unis, l’Union
européenne et le Japon.
Ils forment
la Triade.
Triade : ensemble des trois
pôles dominant l’espace économique mondial.
Ils
constituent un oligopole qui domine ainsi le monde.Dans
le domaine des flux financiers, New York, Londres et Tokyo constituent un
réseau qui fonctionne 24h/24h. Ce sont aussi les grands centres de décision
politique. On y trouve de grandes organisations internationales. On constate
donc que la mondialisation renforce la métropolisation : tendance structurelle
à la concentration des fonctions économiques les plus stratégiques dans les
villes au sommet de la hiérarchie urbaine. Ce forment ainsi un Archipel
Mégalopolitain Mondial ( selon l'expression
d'Olivier Dollfus) constitué de villes globales
(Saskia Sassen) ou mondiale.
On trouve
également dans ces pôles de la triade des mégapoles. (La mégalopolis, la
dorsale européenne et a mégapole japonaise)
Mégalopole
: Une
mégalopole est caractérisée par une urbanisation en continu sur plusieurs
centaines de km. Elle est structurée autour d’un système efficient de
transports et joue un rôle d’ interface. C’est un
espace qui n’est pas toujours homogène mais qui possède des centres
d’accumulation et de reproduction du capital et des centres de commandement.
Conclusion :
L'espace économique mondialisé est donc dominé par des centres d'impulsion à
différentes échelles.
Les aspects
de la domination de la Triade.
Ce sont les
grands centres de décision politique. Ils dominent de grandes organisations
internationales.
Ils
concentrent l’essentiel de la richesse et des capitaux dans le monde :
85% de la
capitalisation boursière.
83% des
investissements dans le monde s’effectuent depuis la Triade.
New York,
Londres et Tokyo constituent un réseau qui fonctionne 24h/24h.
Ils dominent
également le commerce international.
70 % des
exportations mondiales.
Conclusion
: une
domination économique complétée d’une domination politique. Avec les EU, l'UE
et le japon nous avons trois grands centres d'impulsion de l'espace mondialisé.
On constate d'ailleurs les fonctions de commandement et les activités qui en
font des coeurs écononomique
sont souvent concentrés dans trois mégalopoles : la mégalopolis, la
dorsale européenne et la mégalopole japonaise.
Caractères
originaux des différents pôles.
Etats-Unis :
C’est le pôle le plus puissant et le plus complet.
Union
européenne : Sa particularité tient au fait que c’est une union politique et
économique de 27 Etats indépendants.
Japon :
Malgré de nombreux handicaps, il est parvenu à devenir le deuxième pôle
économique du monde, mais son poids politique sur la scène internationale est
limité depuis la seconde guerre mondiale.
(Voir leçons
sur chacun des grands pôles).
b) les
périphéries.
Elles sont
plus ou moins intégrées et sont plus ou moins liées aux pôles de la Triade.
On peut donc
distinguer deux catégories de périphéries.
Les
périphéries intégrées.
Les régions
littorales ou frontalières des NPI ou les pays émergents d’Asie ou d ‘Amérique
latine reçoivent des investissements des pôles de la triade et leur exportent
leurs produits manufacturés. Ex : Chine côtière. Nord du Mexique.
Les pays pétroliers
fournissent du pétrole aux pôles développés.
L’Australie
peut également être considérée comme faisant partie de cette périphérie.
Les
périphéries enclavées ou marginalisées.
Il s’agit le
plus souvent de PMA ou de pays enclavés géographiquement en Afrique, en Asie
centrale et en Amérique Latine.
Mais leurs
relations avec les pôles de la triade ne sont pas nulles. Ils exportent des
produits primaires. Ils importent des produits manufacturés des pays
développés. Ce sont souvent des foyers d’émigration. Ils reçoivent enfin l’aide
au développement des pays développés.
Pôles
majeurs et zones d’influence.
La zone
d’influence des Etats-Unis s’étend aux pays de l’Amérique du Nord qui
constituent l’ALENA et l’Amérique Latine.
Celle de
l’U-E est constituée par l’Europe centrale et orientale, l’Afrique et les pays
des Antilles auxquels elle est liée par des accords comme ceux de Lomé. Le
Japon étend sa zone d’influence à l’Océanie, l’Asie du sud, du sud-est. Ces
pays sont en même temps concurrents et complémentaires.
Conclusion
: On
assiste donc bien à un processus de développement des échanges et des flux de
marchandise, capitaux , de services et d’information.
Les hommes sont également plus mobiles. On peut donc parler de mondialisation
et d’interdépendance croissante puisque les pays du monde ont donc de
plus en plus besoin les uns des autres pour satisfaire leurs besoins ou écouler
leurs productions.On constate
cependant que les flux sont inégaux. La mondialisation dessine donc dessine des
interdépendances sous la formes de réseaux à géométrie variable
. Toutes les régions du globe s n’ont pas le même niveau d’intégration.
Trois pôles dominent le monde. Ils entretiennent des relations privilégiées
avec leurs périphéries les plus proches. A l’écart, des périphéries faiblement
intégrées souffrent du terme des échanges.
Interdépendance
: ce
dit des économies liées les unes aux autres par des flux de natures variées
destinés à satisfaire leurs besoins réciproques de biens, de services, de main
d'œuvre et de capitaux.
Bibliographie
:
La
mondialisation en débat : Laurent Carroué , DP n° 8037.
Géographie de
la mondialisation , Laurent Carroué,
2002 .
La carte,
enjeu contemporain, DP , n° 8036 , Jacques Levy ,
Patrick Poncet , Emmanuelle Tricoire.