Mondialisation et interdépendance.

L’espace mondial se présente aujourd’hui comme un système marqué par la multiplication de flux de toute nature (hommes, marchandises, capitaux, informations) qui ont des effets sur les sociétés. La mondialisation désigne donc le processus de généralisation de l’échange dans toute la planète. Elle entraîne donc une mise ne relation des différentes parties du monde. Elle permet également la formation de réseaux à l’échelle mondiale.

Pb : Comment se manifeste cette mondialisation ? Toutes les parties du monde participent-elles de la même façon à la mondialisation ?

I Première manifestation : l’essor des échanges internationaux.

a) L’importance des échanges mondiaux.

On observe dans le monde une ’augmentation du volume des échanges.Elle est plus rapide que celle des marchandises. En 2006, le volume des importations de marchandises a augmenté de près de 10 % tandis que le PIB mondial lui n'a augmenté que de 3 %.

Flux : circulation massive de personnes, de biens, de capitaux, d’informations.

Les causes:

Les causes de l’augmentation du volume des échanges sont multiples :

-L’augmentation de la population provoque une croissance de la demande que les échanges satisfont en partie.

-L’amélioration du niveau de vie s’accompagne d’une croissance du pouvoir d’achat et des besoins favorables à des activités de commerce.

-Les progrès technologiques permettent d’augmenter la capacité, la vitesse et l’efficacité des moyens de transport Par exemple : La conteneurisation des marchandises et l’inter modalité permettent d’utiliser sur un même trajet plusieurs modes de transport différents : camion, train, navire.

Le trafic maritime mondial a augment de 65 % depuis 1975 .

Conteneurisation : mode de transport par caisses de dimensions normalisées. Le conteneur de base est la boîte de 20 pieds ( 6.058 pm) de long et d’une capacité de 20.32 tonnes.

Inter modalité : Système de transbordement permettant d’utiliser des moyens de transport complémentaires, en supprimant les ruptures de charge d’un mode de transport à l’autre.

-La libéralisation des échanges. L’OMC, par exemple, cherche à négocier et à réduire les tarifs douaniers.

OMC : organisation mondiale du commerce (siège à Genève).

-En outre, des zones de libre-échange et des unions douanières sont créées pour développer les échanges entre partenaires économiques privilégiés. Ex : UE, MERCOSUR.

Document projeté : Les types de biens échangés.

La part des produits manufacturés dans les exportations aurait triplé entre 1970 et 1990 passant de 20% à 60%. Ainsi, les produits manufacturés constituent la part la plus importante du commerce mondial.

Produits manufacturés : produits transformés par l 'industrie.

Mais il convient de distinguer les produits manufacturés en fonction de leur valeur ajoutée.

Valeur ajoutée : La valeur ajoutée est la valeur créée par l’entreprise en transformant les matières premières ou produits semi–finis. Elle se calcule en faisant la différence entre la valeur du produit réalisé et la valeur des consommations intermédiaires ( matières premières, produits semi-finis, services)

On observe une baisse de la part des produits primaires en valeurs qui pour l’essentiel s’explique par la baisse de leur prix. C’est le cas notamment d’un certain nombre de produits agricoles comme le cacao.

Produits primaires: Produits bruts ou faiblement transformés ( matières premières, sources d'énergie )

b) La répartition des échanges de marchandises.

La géographie des flux de marchandises.

Les flux concernent l’ensemble de la planète. On voit donc se former des réseaux commerciaux qui concernent l’ensemble du monde. La globalisation serait donc l'ultime étape de la mondialisation au niveau commercial, celle pendant laquelle les entreprises mettent en place un réseau mondial.

L’essentiel du commerce international est réalisé entre les pays du nord. 70 voir % du commerce international réalisé par les trois grands pôles développés : Etats-Unis, Europe, japon. (2002). 80 % de ses échanges sont réalisés au sein même de la triade.

En réalité , on assiste à une processus de continentatlisation : plus de la moitie du commerce international se fait à l'intérieur de chaque continent.

Les pays en développement ne réalisent que 16 % du commerce mondial.

Les pays émergents et les NPI voient leurs exportations progresser.

Conclusion : Les échanges de marchandises dans le monde sont dominés par les pays développés. Les flux sont donc essentiellement intra Nord.

Structure et répartition des échanges.

Les pays développés s’échangent tour l’essentiel des produits manufacturés.

Les NPI( Brésil, Mexique, Taiwan, Singapour ) et les pays émergents (Chine et Inde) exportent des produits manufacturés dont la valeur ajoutée augmente.

Depuis les années 90, les pays en développement exportent aussi en majorité des produits manufacturés. Mais les produits primaires (matières premières, sources d’énergie, produits agricoles) représentent encore une part importante des exportations. En outre, les produits manufacturés réalisés sont souvent de faible valeur ajoutée. l’échange est inégal et il fait apparaître une division internationale du travail.

II deuxième manifestation : la mobilité croissante des hommes.

Les hommes circulent beaucoup dans le monde mais, il convient de distinguer la nature et les motifs de ces déplacements. Quels types de déplacement peut-on distinguer ? Quelle est l’ampleur de ces phénomènes ? Quelles sont les directions des flux de personnes ? Dans ce domaine, quelles sont les relations entre le Nord et le Sud ?

Pour cette étude, il faut différencier les migrations et les flux touristiques.

Les migrations sont des déplacements de personnes ayant pour effet de transférer la résidence d’un lieu d’origine à un lieu d ‘arrivée.

Le tourisme est l’action de voyager pour son agrément. Selon l’Organisation Mondiale du Tourisme, un touriste est un visiteur temporaire qui séjourne au moins 24 heures dans le lieu qu’il visite pour des motifs de loisir.

a) Les migrations internationales.

Le nombre de migrants dans le monde est passé de 82 millions migrants internationaux en 1970 à 175 millions en 2000. Aujourd’hui, on évalue le nombre de personnes vivant dans un autre pays que le leur à presque 200 millions de personnes, selon des estimations récentes de la commission mondiale sur les migrations internationales (CMMI), relevant des Nations-Unies. Cela représente 3,3 % de la population mondiale.

Flux migratoires, foyers d’immigration et champs migratoires.

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Quels sont les principaux flux migratoires dans le monde ?

Les flux migratoires sont des courants d’échanges de personnes.

Les flux dominants sont dirigés des pays du « Sud » ou en développement vers les pays développés dits du « nord ». 75 % des migrants sont originaires du ud

On observe cependant des exceptions. Certains flux se dirigent vers des pays exportateurs de pétrole. Des migrants sont également nombreux à quitter l’Europe en particulier, l’Europe de l’Est.

Il existe aussi des flux secondaires entre pays du Nord et entre pays du Sud. Ainsi, les flux migratoires sont très importants sur le continent africain, à destination du Gabon ou de la Côte-d’Ivoire, par exemple.

On constate également que les principaux foyers d’immigration ont des champs migratoires particuliers.

Champ migratoire : zone d’origine de la plupart des migrants que les différents pays d’accueil attirent de façon privilégiée.

- - L’Amérique du Nord accueille des migrants en provenance d’Amérique latine, d’Europe, d’Asie de l’Est et du Sud-Est. - - Le champ migratoire de l’Europe occidentale est constitué de l’Afrique en particulier, l’Afrique du Nord de l’Europe centrale et orientale.

- - Vers l’Australie convergent des flux en provenance d’Asie du sud-est.

- - Les pays pétroliers exportateurs de pétrole attirent des palestiniens, des habitants des pays arabes voisins comme l’Egypte ou la Syrie et des personnes originaires de l’Asie du Sud et du Sud-Est.

Explications :

Les facteurs de formation des champs migratoires sont nombreux. Il y a d’abord la proximité. Les Etats-Unis attirent beaucoup de latino-américains. Il y a ensuite les relations établies dans le passé. Beaucoup d’immigrés en France sont originaires des anciennes colonies françaises. Ce phénomène s’observe également en Angleterre où les résidents d’origine indienne ou pakistanaise sont nombreux.

Conclusion : Les pays développés entretiennent des relations privilégiées en matière d’immigration avec différents pays en développement.

Motivations, qualification et statuts des migrants.

Rappel : Immigration : déplacement de la population vers l’intérieurvers du territoire.

Emigration : déplacement de population l’extérieur du territoire.

Les migrations sont toujours caractérisées par un cahngement de résidence.

Les migrants ne se déplacent pas tous pour les mêmes raisons.

Il y a des motivations politiques : On distingue les réfugiés qui fuient leurs pays pour des raisons de conflits ou de vexations jugées insupportables [ Le HCR ( Haut Commissariat aux Réfugiés) en comptait 9,2 millions en 2004 ], des déplacés qui sont chassés de leurs pays d’origine ou de résidence à la suite de décisions politiques. Selon le HCR, il y avait entre 25 et 30 millions de personnes déplacées dans le monde en 1997.

Ces migrants sont souvent des demandeurs d’asile dans les pays d’accueil. 140 pays ont signé la convention de Genève établie en 1951 qui les oblige à accueillir les personnes fuyant des régimes répressifs.

Des motivations économiques : Elles apparaissent à la lecture des flux Nord-Sud. Ainsi les travailleurs étrangers sont des migrants venus pour un temps plus ou moins limité pour exercer un emploi.

On compte aujourd’hui 20 millions de travailleurs étrangers dans les pays d’accueil.

Les migrants n’ont pas tous les mêmes niveaux de qualification, on observe, par exemple, que les Etats –Unis et l’Europe attirent beaucoup de migrants qualifiés. On parle alors de Brain-Drain ou drainage des cerveaux.

Enfin, tous les migrants n’ont pas le même statut juridique. Les travailleurs étrangers en situation régulière sont les plus nombreux mais il y a également des migrants clandestins. Leurs entrées sur le territoire n’ont pas été déclarées ou leur durée de séjour autorisée est expirée. Il y aurait dans le monde des millions de clandestins. Cette indication est peu précise et pour cause. En France, les estimations oscillent entre 30000 et 300000. Cet écart donne une idée de la valeur des chiffres dans ce domaine.

Remarque : On constate que les phénomènes migratoires ne sont pas faciles à quantifier et qu’il est souvent difficile de distinguer les réelles motivations des migrants car elles sont parfois liées ou alors cachées pour bénéficier de l’accueil des pays d’arrivée.

D’une manière générale, les migrants quittent leurs pays pour trouver de meilleures conditions de vie quels que soient leurs motivations. Le fait de quitter son pays est toujours une souffrance.

Les conséquences des phénomènes migratoires.

Dans les pays de départ, les effets positifs sont nombreux. Les travailleurs émigrés envoient dans les pays d’origines des fonds. Ces sommes représenteraient des dizaines de milliards de dollars. Les immigrés acquièrent des savoir-faire, cela réduit le poids du chômage, du sous-emploi et de la pression démographique. Mais cela ne va pas sans un certain nombre d’inconvénients. Dans certains cas, on assiste à une véritable fuite des travailleurs qualifiés indispensables aux développements des PVD. De plus, ces migrants ramènent parfois de leurs séjours des modes de vie qui suscitent de nouveaux besoins, de nouvelles consommations au dépend des productions locales. La pression des pays du Sud demeurera tant que ces pays seront sous développés

Dans les pays d’accueil, l’immigration a été suscitée pour plusieurs raisons. Les migrants constituent une main d’œuvre bon marché et malléable. En France, c’est le patronat qui dans les années 60 a créé des filières d’immigration pour pouvoir soutenir la croissance. Cette immigration a aussi contribué à la croissance démographique des pays d’accueil. Les pays d’accueil ont donc eu besoin de la main d’œuvre des pays en développement.

Cependant avec la crise, cette main d’œuvre a été plus difficile à intégrer. On constate que dans la plupart des pays d’accueil, la tendance est au contrôle de l’immigration. Aux Etats-Unis, même si les quotas d’immigrations sont supprimés depuis 1965, la lutte contre l’immigration clandestine s’est renforcée en particulier avec la loi Simpson-Rodino de 1986. L’immigration légale y est limitée à un million d’entrées par an.

En Europe, les frontières se sont fermées dans les années 70. Ce fut le cas en France où l’immigration de travailleurs fut gelée en 1974. Les accords de Schengen signés en 1985, transformés en convention en 1990, renforcent les contrôles aux frontières externes de la zone Schengen.

Convention de Schengen : cette convention internationale signée en 1990, est entrée en vigueur en 1995. L'espace Schengen comprend aujourd'hui 24 États:

- Allemagne - Lettonie
- Autriche - Lituanie
- Belgique - Luxembourg
- Danemark - Malte
- Espagne - Norvège
- Estonie - Pays-Bas
- Finlande - Pologne
- France - Portugal
- Grèce - République tchèque
- Hongrie - Slovaquie
- Islande - Slovénie
- Italie - Suède .

L'Irlande et la Grande-Bretagne peuvent participer à tout ou partie de l'acquis Schengen. La Norvège et l'Islande, extérieurs à l'UE ont un statut d'associé qui leur donne tous les droits sauf celui de participer aux décisions.

On constate également que dans les pays du Golfe Persique le contrôle de l’immigration est sévère puisque chaque immigrant doit être parrainé par un ressortissant du pays. Cela limite et encadre fortement l’immigration dans des pays comme l’Arabie Saoudite ou le Koweït.

Aujourd’hui pour satisfaire des besoins de main d’œuvre qualifiée dans le domaine de l’informatique ou pour réduire le phénomène de vieillissement des populations, on envisage de plus en plus de faire appel à des travailleurs étrangers.

Conclusion : Dans le domaine des migrations, il existe donc entre les pays de départ et les pays d’arrivée des relations de dépendance plus ou moins désirées et des volontés de maîtriser les flux. Mais tant que des écarts de niveaux de vie importants persisteront, il y aura des flux migratoires.

b)Les flux touristiques.

L’ampleur du phénomène

Les arrivées de touristes dans le monde s’élèvent à 800 millions de personnes 2005 . Depuis les années 50, ce phénomène prend de l’ampleur. En 1950 on comptait 25 millions de touristes dans le monde , en 2002 le nombre est passé à 750 millions. Le tourisme génère 500 milliards de dollars de recette par an.

Le tourisme se développe pour plusieurs raisons. Les niveaux de vie augmentent. Le temps de travail dans les pays développés diminue. Les transports progressent en termes de capacité de confort et de coût. Enfin, il s’agit d’une activité dont la commercialisation se modernise et se généralise.

On distingue différents types de tourismes. Le tourisme balnéaire est le plus développé. Le tourisme de montagne est nettement moins courant par contre, le tourisme culturel est important. Il concerne en particulier les grandes capitales internationales. Les pèlerinages dans des lieux comme le Vatican, La Mecque, Lourdes ou Jérusalem, peuvent également être considérés comme des formes de tourisme. Cette liste n’est pas exhaustive puisque, par exemple, on oublie les déplacements liés aux grandes manifestations sportives ou culturelles.

Les flux touristiques

Quels sont les principaux flux touristiques dans le monde ?

On observe que les pays développés sont des pays émetteurs de touristes mais aussi des pays récepteurs. C’est le cas des Etats-Unis et de l’Union européenne premier pôle touristique mondial avec à sa tête la France première destination touristique au monde.

80 % des départs et des arrivés concernent les pays développés. Cela s’explique facilement par la richesse des populations des ces pays et par leur niveau de vie. Les pays développés sont d’ailleurs attractifs pour de multiples raisons : patrimoine culturel et naturel, richesse en équipements.

On voit cependant se développer les flux Nord-Sud même s’ils restent faibles. Plusieurs facteurs déterminent ces flux. L’héliotropisme, la recherche de l’exotisme et la proximité. On observe en effet que les flux secondaires les plus importants se dirigent en priorité des foyers émetteurs vers les pays du Sud attractifs les plus proches. Le tourisme international reste avant tout un tourisme de proximité.

Conclusion : les touristes des pays développés satisfont leurs besoins d’évasion aussi dans des pays en développement

Les effets du tourisme dans les pays récepteurs.

Le tourisme crée des revenus. En France par exemple, la balance touristique, c’est à dire les dépenses des touristes étrangers moins les dépenses des touristes français à l’étranger, s’élève à 60 milliards de Francs. Dans les pays en développement, elle peut constituer une bonne part du PNB

Le tourisme crée également des emplois. Dans le monde, l’industrie du tourisme et du voyage compte 255 millions de salariés dont plus de la moitié dans la zone Asie Pacifique. Il s’agit d’emplois directs ( hébergement, restauration) ou indirects ( artisans, commerçants).

Mais l’impact du tourisme dans les pays en développement peut aussi être nul ou négatif. Lorsque les complexes hôteliers sont contrôlés par de grands groupes internationaux, les retombées économiques sont relativement faibles. On peut citer pour exemple les activités du groupe d’origine toulousaine FRAM. De plus, cette activité est aléatoire. Des destinations peuvent être abandonnées par les voyageurs pour des raisons diverses du jour au lendemain. Dans les pays où se pratique le tourisme sexuel cela pose des problèmes de société et de santé publique. Parfois, comme en Tunisie, les activités touristiques et agricoles sont en concurrence pour la consommation d’eau.

Conclusion : Certains pays en développement ont besoin du tourisme international pour percevoir des revenus mais cette activité n’est pas toujours synonyme de développement.

Conclusion : La typologie des mouvements internationaux de population fait apparaître la grande variété des déplacements. Les motifs, la durée les distinguent. On observe que les flux migratoires sont essentiellement des flux sud-nord tandis que les flux touristiques sont surtout des flux nord-nord. Il y a dans ce domaine aussi des relations de dépendance entre pays du Nord et pays du sud. Le niveau de vie élevé des pays développés attire des migrants venant des pays en développement tandis qu’il permet à certaines populations du Nord de voyager vers les attraits du sud.

III troisième manifestation le développement des flux de capitaux et d’information

a) une circulation accrue et constante.

Doc 8 p 29

La mondialisation du marché financier est intimement liée à la diffusion en continu de l’information. La circulation des capitaux concerne plus particulièrement les Etats riches et développés. Les investisseurs jugeant risqué de placer l’argent dans les zones politiquement instables ou trop pauvres. Moins de 25 % des IDE ( Investissements directs à l’ étranger se dirigent vers les pays pauvres.

b) La circulation en permanence de l’information .

Ce sont les membres de la triade qui maîtrisent l’information (CNN-Fox news), même si la guerre en Irak a permis de prendre conscience de l’existence d’un géant de la communication dans le monde arabo-musulman : -al Jazirah.

Grâce aux satellites, la couverture est planétaire mais des espaces restent enclavés (Afrique, Asie Centrale, Sub-continent indien)

Doc 9 p 29 Internet a connu un essor spectaculaire depuis 15 ans : 25 millions d’internautes en 1990, 938,710 millions en 2005 (Sources : Nielsen//NetRatings, ITU, InternetWorldStats, journal du net,) . Aujourd’hui, 1663 millions de personnes sont connectées à internet  soit 24,5 % de la population  voir une animation amusante

Sur ce sujet, il est à noter que les Etats-Unis ont de fait le monopole du contrôle des noms de domaines et des serveurs racines . L'ICANN ( Internet Corporation for Assigned Names and Numbers ) est une organisation internationale basée aux Etats Unis et de droit californien, dont le rôle premier est d'allouer l’espace des adresses de protocole Internet (IP), de gérer le système de nom de domaine ( .com).

IV Synthèse : un espace économique mondialisé mais une mondialisation déséquilibrée.

Pb : Quels sont les grands centres de l’économie mondiale ? Quelles relations entretiennent-ils entre eux ? Quelles sont les périphéries qu’ils dominent ?

a) Les grands centres de l’économie mondiale.

Identification des trois pôles.

Trois pôles constituent, en quelque sorte, des centres du monde : Les Etats-Unis, l’Union européenne et le Japon.

Ils forment la Triade.

Triade : ensemble des trois pôles dominant l’espace économique mondial.

Ils constituent un oligopole qui domine ainsi le monde.Dans le domaine des flux financiers, New York, Londres et Tokyo constituent un réseau qui fonctionne 24h/24h. Ce sont aussi les grands centres de décision politique. On y trouve de grandes organisations internationales. On constate donc que la mondialisation renforce la métropolisation : tendance structurelle à la concentration des fonctions économiques les plus stratégiques dans les villes au sommet de la hiérarchie urbaine. Ce forment ainsi un Archipel Mégalopolitain Mondial ( selon l'expression d'Olivier Dollfus) constitué de villes globales (Saskia Sassen) ou mondiale.

On trouve également dans ces pôles de la triade des mégapoles. (La mégalopolis, la dorsale européenne et a mégapole japonaise)

Mégalopole : Une mégalopole est caractérisée par une urbanisation en continu sur plusieurs centaines de km. Elle est structurée autour d’un système efficient de transports et joue un rôle d’ interface. C’est un espace qui n’est pas toujours homogène mais qui possède des centres d’accumulation et de reproduction du capital et des centres de commandement.

Conclusion : L'espace économique mondialisé est donc dominé par des centres d'impulsion à différentes échelles.

Les aspects de la domination de la Triade.

Ce sont les grands centres de décision politique. Ils dominent de grandes organisations internationales.

Ils concentrent l’essentiel de la richesse et des capitaux dans le monde :

85% de la capitalisation boursière.

83% des investissements dans le monde s’effectuent depuis la Triade.

New York, Londres et Tokyo constituent un réseau qui fonctionne 24h/24h.

Ils dominent également le commerce international.

70 % des exportations mondiales.

Conclusion : une domination économique complétée d’une domination politique. Avec les EU, l'UE et le japon nous avons trois grands centres d'impulsion de l'espace mondialisé. On constate d'ailleurs les fonctions de commandement et les activités qui en font des coeurs écononomique sont souvent concentrés dans trois mégalopoles : la mégalopolis, la dorsale européenne et la mégalopole japonaise.

Caractères originaux des différents pôles.

Etats-Unis : C’est le pôle le plus puissant et le plus complet.

Union européenne : Sa particularité tient au fait que c’est une union politique et économique de 27 Etats indépendants.

Japon : Malgré de nombreux handicaps, il est parvenu à devenir le deuxième pôle économique du monde, mais son poids politique sur la scène internationale est limité depuis la seconde guerre mondiale.

(Voir leçons sur chacun des grands pôles).

b) les périphéries.

Elles sont plus ou moins intégrées et sont plus ou moins liées aux pôles de la Triade.

On peut donc distinguer deux catégories de périphéries.

Les périphéries intégrées.

Les régions littorales ou frontalières des NPI ou les pays émergents d’Asie ou d ‘Amérique latine reçoivent des investissements des pôles de la triade et leur exportent leurs produits manufacturés. Ex : Chine côtière. Nord du Mexique.

Les pays pétroliers fournissent du pétrole aux pôles développés.

L’Australie peut également être considérée comme faisant partie de cette périphérie.

Les périphéries enclavées ou marginalisées.

Il s’agit le plus souvent de PMA ou de pays enclavés géographiquement en Afrique, en Asie centrale et en Amérique Latine.

Mais leurs relations avec les pôles de la triade ne sont pas nulles. Ils exportent des produits primaires. Ils importent des produits manufacturés des pays développés. Ce sont souvent des foyers d’émigration. Ils reçoivent enfin l’aide au développement des pays développés.

Pôles majeurs et zones d’influence.

La zone d’influence des Etats-Unis s’étend aux pays de l’Amérique du Nord qui constituent l’ALENA et l’Amérique Latine.

Celle de l’U-E est constituée par l’Europe centrale et orientale, l’Afrique et les pays des Antilles auxquels elle est liée par des accords comme ceux de Lomé. Le Japon étend sa zone d’influence à l’Océanie, l’Asie du sud, du sud-est. Ces pays sont en même temps concurrents et complémentaires.

Conclusion : On assiste donc bien à un processus de développement des échanges et des flux de marchandise, capitaux , de services et d’information. Les hommes sont également plus mobiles. On peut donc parler de mondialisation et d’interdépendance croissante puisque les pays du monde ont donc de plus en plus besoin les uns des autres pour satisfaire leurs besoins ou écouler leurs productions.On constate cependant que les flux sont inégaux. La mondialisation dessine donc dessine des interdépendances sous la formes de réseaux à géométrie variable . Toutes les régions du globe s n’ont pas le même niveau d’intégration. Trois pôles dominent le monde. Ils entretiennent des relations privilégiées avec leurs périphéries les plus proches. A l’écart, des périphéries faiblement intégrées souffrent du terme des échanges.

Interdépendance : ce dit des économies liées les unes aux autres par des flux de natures variées destinés à satisfaire leurs besoins réciproques de biens, de services, de main d'œuvre et de capitaux.

 

Bibliographie :

La mondialisation en débat : Laurent Carroué , DP n° 8037.

Géographie de la mondialisation , Laurent Carroué, 2002 .

La carte, enjeu contemporain, DP , n° 8036 , Jacques Levy , Patrick Poncet , Emmanuelle Tricoire.