Corrigé du
bac blanc de janvier 2008
Sujet : Les
mutations des sociétés industrielles d’après guerre.
Questions :
Mise
en relation des documents
Démonstration du traitement de la problématique du sujet
1-Quelles transformations connaît
la population active des sociétés industrielles après guerre ? Quels éléments
d’explications apparaissent dans les documents ? (Documents 1,2,3,5)
L’ensemble documentaire fait
effectivement apparaître de profondes transformations de la population
active, c’est à dire de l’ensemble des personnes ayant un emploi ou à la recherche
d’un emploi. Le document 1
témoigne d’abord d’un processus de tertiarisation. Ce secteur
occupe effectivement une part croissante de la population active. Celle-ci
passe de 31,5% en 1946 à 64% en 1990. La proportion d’actifs dans le
secondaire stagne un temps, puis baisse. Ce secteur n’en connaît pas moins de
profondes transformations comme
l’indique le document 3. L’ouvrier spécialisé (OS) tend à
disparaître au profit de salariés plus qualifiés. Ce phénomène est lié au
développement de nouvelles méthodes de travail. On est passé du fordisme
au toyotisme et à ses aménagements. La robotisation s’est
développée dans les usines. Dans le même temps, comme le montre le document 1, les études se massifient.
L’âge d’entrée dans la vie active recule progressivement. Enfin, le document 2 complétait ce tableau
en faisant apparaître à travers un témoignage la tendance à la féminisation
de la population active. Désormais en France, les femmes représentent 46,2 %
de celle-ci. Parmi les
mutations des sociétés industrielles après la seconde guerre mondiale, il
convient donc de mentionner les transformations de la population active.
2-Quels sont les aspects et les
facteurs du développement d’une société de consommation présentés ici ?
(Documents 1,2,4,5)
Une société de consommation est une société des pays développés où la raison d’être principale est l’acquisition de biens matériels ou de services sans cesse renouvelée. Les documents 1,2, 4 et 5 se complètent pour montrer que le niveau d’équipement des ménages augmente. Ceux-ci font l’acquisition de biens durables ( logements) ou semi-durables ( voitures électro-ménager). On observe d’ailleurs dans le document 4, que la structure des dépenses dans les budgets des ménages en est modifiée. Un peu partout dans le monde industrialisé, la part consacrée à la nourriture et à l’habillement diminue alors que celle consacrée aux transports, au logement et au loisirs augmente. On peut y voir le reflet de l’augmentation du niveau de vie, le résultat de la tendance à la baisse du temps de travail et l’effet du développement de la publicité (document 5). Avec le développement d’une société de consommation, voir d’une société d’abondance selon l’expression de John Kenneth Galbraith, les sociétés industrielles connaissent une autre transformation.
3-Pourquoi peut-on parler
désormais de société de communication ?
(Documents 1,5)
Une société de communication
est une société dans laquelle les technologies permettent une circulation de
l'information et une communication massives. Comme en témoigne le document 1, la télévision
fait partie de ces médias puissants. Les ménages des pays industrialisés en
sont désormais largement équipés. La publicité du document 4 est un autre exemple
de cette communication de masse. Les sociétés des pays industrialisés sont donc également des sociétés
de communication.
4-Compte tenu du sujet, quelle est la principale limite du dossier documentaire ?
Le sujet invite à étudier les sociétés industrielles d’après-guerre au pluriel, or tous les documents à l’exception du document 4, ne concernent que la France. Le dossier documentaire est donc quelque peu réducteur.
Problématique
Eléments contenus dans
les documents.
Connaissances
personnelles
De 1945 à nos jours dans un contexte économique changeant passant de la reconstruction au trente glorieuses puis à la crise, les sociétés industrielles d’Europe, d’Amérique et d’Asie ont connu de profondes transformations. Quelles furent ces mutations ?
Pour commencer, la structure de la population active a
connu plusieurs modifications. La répartition dans les différents secteurs de
la classification de Clark des effectifs des personnes ayant un emploi ou à la
recherche d’un emploi a changé. La proportion d’actifs dans le primaire a beaucoup baissé. Après s’être
un temps maintenue, elle a également baissé dans le secondaire. En réalité le développement des
services, a entraîné une véritable tertiarisation de la population
active. Ce secteur
représente, en effet,
désormais 72 % de la population active en France et 77, 4 % aux EU.
Dans le même temps l’évolution des méthodes de travail, la robotisation, l’informatisation (document 3), le développement du toyotisme et de ses avatars basés sur la recherche d’une plus grande productivité, d’une meilleure qualité et d’une réponse rapide à la demande, ont nécessité le recours à une main d’œuvre de plus en plus qualifiée. La figure de l’ouvrier spécialisé (OS) attaché a des tâches répétitives tend à disparaître dans les usines.
On observe également une féminisation de la population active dont témoigne le document 2 et le changement de modèle d’une génération à l’autre dont il est le reflet. Désormais les femmes représentent 46,2 % de la population active. Leur taux d’activité est de 63,8 % contre 74,9 % pour les hommes. Les mentalités progressent, mais lentement comme l’illustre le document 5 pour les années 60. Moulinex libère la femme mais le modèle reste celui de la mère au foyer.
A partir du début des années 70, la crise affecte largement la population active en provoquant une augmentation du chômage dans les pays industrialisés qui n’est pas mentionnée dans les documents. Ce contexte difficile et l’évolution des modes de production rendent nécessaire une augmentation du niveau d’étude. On assiste d’ailleurs dans ce domaine à un processus de massification comme on peut le voir dans le document 1. Dans ces conditions, on constate que l’âge moyen d’entrée dans la vie active recule. Cela peut poser un problème quand on connaît la tendance au vieillissement des populations des pays industrialisés.
La population active a donc connu de profondes
transformations. On observe par ailleurs l’émergence dans les pays
industrialisés de sociétés de consommation et de communication.
La société de consommation est la société des pays développés où la raison d’être principale est l’acquisition de biens matériels ou de services sans cesse renouvelé. Elle est révélée par l’évolution de la structure de la consommation des ménages comme en témoigne le document 4 en France, au Royaume-Uni, au Japon, en en RFA. La part des dépenses consacrées à la satisfaction des besoins essentiels comme la nourriture ou l’habillement tend à diminuer tandis qu’augmente celle destinée aux transports, au logements ou aux loisirs. Le niveau d’équipement des ménages en automobile et en téléviseurs est aussi le reflet de cette société. Il faut dire que de nombreux éléments concourent à son développement. Pendant la période que nous étudions, se poursuit la baisse tendancielle du temps de travail en dépit des remises en cause récentes. Les ménages ont donc plus de temps à consacrer aux loisirs. En outre, le niveau de vie augmente. De plus, le crédit et la publicité ( document 5) encouragent la consommation.
Il faut dire, en effet qu’on voit pendant cette période
se développer des technologies comme la télévision ou
l’Internet qui permettent une circulation de l'information
et une communication massives. On peut donc également parler de société de
communication.
Voilà donc quelques unes des mutations profondes qui caractérisent les sociétés industrielles. Elles concernent les populations actives, et les structures par âge des populations. Elles se traduisent également par des évolutions dans les habitudes de consommation et de communication.
Composition
Sujet : Le modèle soviétique entre 1945 et 1991 : affirmation et déclin.
Présentation du sujet ( définition des termes, limites chronologiques et spatiales)
Problématique
Arguments
Exemples
Au sortir de la seconde guerre, deux puissances victorieuses s’imposent sur la scène internationale. Il s’agit des Etats-Unis et de l’Union Soviétique. Dès 1947, il est clair que les deux anciens alliés sont devenus rivaux. En de nombreux points, ces deux états reposent sur des principes politiques et économiques différents. Il constituent en cela des modèles antagonistes. Dans une guerre que l’on a qualifiée de froide parce qu’elle ne fut pas marquée par un affrontement direct, ces deux pays tentèrent de diffuser leur modèle et d’étendre leur influence. Il provoquèrent ainsi la bipolarisation du monde et leurs relations furent marquées par l’alternance de phases de tension et de détente émaillées de quelques crises. Si en 1945 l’URSS est l’autre référence, elle n’est plus en 1999 qu’une fédération disloquée.
Comment évolue donc le modèle soviétique et son influence entre le moment de son affirmation et son déclin dans les années 89-91 ?
Il est possible de présenter son affirmation de 1945 à 1956, sa remise en cause partielle de 1956 à 1980, pour finir avec ses difficultés et son déclin à partir des années 80 jusqu’en 1991, date de la dislocation de l’URSS.
De 1945 à 1953, sous Staline, le modèle soviétique s’affirme en Europe et dans le monde. En 1945, l’URSS est une démocratie populaire. Il n'existe qu'un parti, le parti communiste censé représenter la classe ouvrière et par extension le peuple. Le suffrage universel est affirmé mais il ne permet de voter que pour des candidats désignés par le parti. Il existe en principe différentes institutions qui se partagent le législatif et l’exécutif mais la réalité du pouvoir se trouve monopolisé au sommet du PCUS. Secrétaire général, Staline est tout puissant. Il a établi une véritable dictature. Le culte du chef qui lui est rendu et la propension de l’Etat à vouloir tout contrôler de l’économie et de la vie sociale permettent de qualifier le régime de totalitaire. Dans ce contexte, l’individu passe au second plan. La liberté de conscience est niée. Le patriotisme est exalté, la russification est imposée aux autres nationalités de la fédération.
Cela n’empêche pas le modèle de se diffuser. Il bénéficie du prestige de la résistance au nazisme et de la libération en Yougoslavie et en Albanie par exemple. Ailleurs, dans des territoires libérés par les soviétiques, les communistes s’emparent du pouvoir après avoir participé à des gouvernements d’union nationale comme en Pologne. En 1948, en Tchécoslovaquie, ils s’imposent par un coup de force : c’est le « Coup de Prague ». Le modèle se diffuse et s’affirme ailleurs qu’en Europe. En 1949, la Chine devient une république populaire. A l’issue de la guerre de Corée, la péninsule est divisée entre un Etat communiste au Nord et un Etat pro-occidental au Sud.
Progressivement l’URSS renforce ses
alliances et satellise les Etats communistes européens pour constituer
son bloc. En
1949, est annoncée la constitution du Conseil d'assistance économique
mutuelle (COMECON). En février 1950, Mao signe un traité « d’amitié, d’alliance et
d’assistance mutuelle sino-soviétique ». Les démocraties populaires
d’Europe de l’est signent des accords militaires avec Moscou avant que ne se
mette en place en 1955 le pacte de Varsovie.
On assiste donc bien de 1945 à 1953 à l’affirmation dans le monde du modèle soviétique. Staline a imposé un régime totalitaire dans son pays. Cette version du modèle a-t-elle survécu à la disparition du petit père des peuples.
Après la disparition de Staline en 1953, la remise en
cause du modèle est très limitée. Nikita Khrouchtchev s’impose après avoir écarté
du pouvoir les fidèles de Staline. En 1956, à l'occasion du XXème congrès du
PC, K. lit un rapport où sont avoués les crimes staliniens. K. y dénonce également
le développement du culte du chef. Le régime devient donc moins personnel.
En politique étrangère, K. renoue avec le
Yougoslave Tito qui s’était affranchi de la tutelle soviétique. Apparaît
alors l'idée qu’il peut exister plusieurs voies vers le communisme. Dans
la guerre froide qui l’oppose au modèle américain, K. affirme la notion de coexistence
pacifique selon laquelle la victoire du communisme sur le capitalisme doit
être envisagée de façon pacifique au profit d’une compétition économique,
idéologique et scientifique
Après Staline, le système soviétique est moins totalitaire mais la rupture avec le
modèle et son influence n’est pas totale. Sous K., le parti conserve le monopole du pouvoir. Les
réformes politiques se limitent au sommet de la hiérarchie politique.
Il n'y a pas d'extension de la démocratie. La population reste surveillée. En
1954, le NKGB devient KGB.
En Europe, les démocraties populaires restent
contrôlées en dépit des contestations. En 56, des soulèvements éclatent en
Pologne et en Hongrie. Gomulka maintient le principe de démocratie populaire
alors que Imre Nagy en Hongrie souhaite abandonner ce modèle. L'insurrection
hongroise est donc réprimée par les chars russes.
Plus loin, l’URSS cherche à étendre son influence mais elle n’est plus la seule référence. La crise des fusée à Cuba montre l’extension de l’influence soviétique aux portes des Etats-Unis mais elle se solde par un échec de Khrouchtchev. Par ailleurs, entre 1960 et 1966, la Chine et l’URSS deviennent des puissances communistes rivales. La Chine reprochant en particulier à l'URSS sa domination du monde communiste et son manque de vigueur vis à vis du camp adverse
Sous Brejnev, le successeur de Khrouchtchev, la souveraineté limitée des démocraties populaires est établie. Ce que traduit l’intervention des chars russes en Tchécoslovaquie en 1968, à l’occasion du Printemps de Prague. L’expansion de l’influence communiste connaît sont apogée. Après le retrait américain en 1973, les nord-Vietnamiens communistes entrent dans Saigon en 1975. En 1979, les soviétiques envahissent l’Afghanistan.
A la fin des années 70, le modèle soviétique connaît son influence maximale. Pourquoi finit-il par se disloquer au début des années 90.
A partir du début des années 80, s’amorce le déclin du modèle soviétique qu’une tentative tardive de réforme ne parvient pas à enrayer. En dépit de la signature de traités de non prolifération nucléaire comme SALT 2 en 1979, la course à l’armement se poursuit, comme en témoigne la crise des Euromissiles en 1983 et l’annonce par Ronald Reagan du projet IDS « Guerre des Etoiles ». Cette escalade mobilise beaucoup de moyens en URSS alors que l’économie donne de sérieux signes d’essoufflement. Elle est de moins en moins capable de satisfaire les besoins de la population.
Des mouvements de contestation apparaissent dans les démocraties populaires En Pologne en 1981, le syndicat Solidarnosc mène des grèves importantes, obligeant le général Jaruzelski à décréter l’état de siège. En outre, l’URSS s’enlise à son tour dans le conflit Afghan. Le modèle soviétique donne donc des signes de faiblesse.
En
mars 1985, c’est un réformateur MiKhaïl Gorbatchev qui arrive au pouvoir. Il
est conscient des difficultés économiques et de la nécessité de transformations
politiques. Il
lance la Perestroïka qui consiste à reformer les institutions pour
rendre leur fonctionnement plus démocratique. La politique de Glasnost
tend également à rendre le presse plus transparente. Le modèle politique évolue
donc un peu. Dans le domaine économique, il tente d’améliorer les résultats en
amorçant la reconversion du complexe militaro-industriel.
En
politique étrangère, apparaît une nouvelle ère. En 1987, est signé le traité de Washington qui
prévoit l’élimination des armes nucléaires de courte et moyenne portée. Par ailleurs M. Gorbatchev fait comprendre
aux dirigeants des démocraties populaires européennes qu’en cas de troubles
majeurs, les chars soviétiques n’interviendraient pas à nouveau.
Dans ce contexte, à
partir de1989, se succèdent des événements qui aboutissent à la chute du mur de
Berlin. Ainsi
en Hongrie, en mai 89 sont annoncées des élections libres, l’abandon du
marxisme léninisme et l’ouverture de la frontière avec l’Autriche. Le 4 juin,
des élections législatives libres ont lieu en Pologne. En octobre-novembre se
déroule en Tchécoslovaquie la « Révolution de velours ». Le rôle dirigeant du
PC est aboli dans ce pays. Des Allemands de l’Est, profitent de cette situation
dans les pays voisins pour passer à l’Ouest. Les manifestations se multiplient
en RDA. Le 9 novembre, les dirigeants allemands décident d’ouvrir le mur de
Berlin. L’URSS n’est plus la superpuissance voulant et pouvant maintenir
l’obéissance des Etats satellites. En URSS, l’éclatement s’amorce. Les Etats baltes sont tentés
par l’indépendance. Certains officiers de haut rang de l’armée rouge accusant
Gorbatchev de laisser l’empire se morceler tentent un putsch mais échoue. En
décembre 1991, Gorbatchev démissionne et l’URSS cesse formellement d’exister.
Entre 1945 et 1991, le modèle soviétique caractérisé par le
rôle dirigeant du parti communiste, le contrôle de l’Etat sur l’économie et la
société a connu plusieurs phases. De 1945 à 1953, il s’est imposé comme
référence dans une partie de l’Europe et du monde malgré son caractère
totalitaire. A partir de 1956, les excès du Stalinisme sont dénoncés et le
modèle prend un visage plus humain. Mais les successeurs de Staline ne rompent
pas entièrement avec le modèle et la volonté de l’imposer dans le monde entier.
Ses limites commencent pourtant à apparaître notamment dans le domaine
économique et l’URSS s’essouffle dans la course à l’armement. Mikhaïl
Gorbatchev ne parvient pas à concilier réformes intérieures, détente et maintien
de la souveraineté soviétique. L’URSS éclate donc en 1991. Cet événement marque
donc la fin d’une période de guerre froide lourde de menaces. Les risques
ont-ils disparu pour autant ?
Croquis : L’ensemble du monde
participe-t-il à la mondialisation ?

L’ensemble
du monde participe à la mondialisation mais de façon inégale.
I Des flux nombreux mais inégaux relient les différentes
parties du monde dans la mondialisation.
1-
Principaux flux de marchandises. (dominante NN)
2-
Principaux flux de capitaux. (dominante NN)
3-
Principaux flux
d’informations. (dominante NN)
4-
Principaux flux migratoires.( dominante SN)
5-
Flux secondaires de capitaux, d’informations et de
marchandises.
II Les différents espaces sont plus ou moins intégrés dans
la mondialisation.
6-Les pôles de la triade.
7- Les villes mondiales.
8-
Les mégalopoles.
9-
Limite nord sud
10-
Des périphéries intégrées constituées par les régions, les
PEP, les NPI participant à la mondialisation.
Des périphéries marginalisées
Croquis 2
Croquis : Le
croissant périphérique et sa contribution au rôle des Etats-Unis dans la
mondialisation ?

I Un espace productif.
1Archipel des nouvelles régions motrices du croissant
périphérique.
2 Des sièges sociaux d’entreprises majeures.
3 Des pôles technologiques.
4 La sun belt, ceinture des cultures du soleil.
II Des interfaces et des nœuds de communication
5 Des interfaces terrestres avec les partenaires de l’ALENA
6 A la frontière mexicano- américaine, les maquiladoras.
7 Des flux migratoires.
8 Des interfaces maritimes
9 Des hubs.
III Une contribution au rayonnement américain.
10 Los Angeles foyer de rayonnement culturel.