Le peuplement français : répartition de la
population et démographie.
Le
peuplement désigne la façon dont un territoire est peuplé. On peut entendre par
là la répartition de la population sur un territoire, les processus par lesquels
l’effectif de cette population augmente et les composantes de cette population.
L’INSEE vient de livrer en janvier 2010
le résultat de son dernier recensement. Depuis
2004, le recensement de la population est organisé par enquêtes annuelles tournantes
sur un échantillon. Celles- ci sont ensuite analysées et aboutissent à une
extrapolation. Ainsi, les chiffres publiés datent de 2007. Ils permettent cependant de faire apparaître
des inégalités concernant le dynamisme démographique et les densités de
population.
Comment
se répartit la population française ? Comment évolue-t-elle ? Quelles
sont les spécificités régionales en matière de dynamisme démographique ?
I L’inégale
répartition de la population française.
La
France métropolitaine compte 65 031 022
habitants répartis sur 550 000 km2. La densité moyenne est donc d’environ 118 habitants au kilomètre
carré. Seulement, cette population est inégalement répartie. Par exemple, en
Midi-Pyrénées, la densité moyenne est de 61 habitants/km².
D’une
manière générale, on observe pour commencer des concentrations de population.
Elles apparaissent notamment au niveau des agglomérations. Ainsi près des ¾ des
français se concentrent sur 20% du territoire dans les villes de plus de
100 000 habitants. Il faut dire que
le taux d’urbanisation en France est
de 77.3%. On observe par ailleurs que la population se concentre dans les
grandes vallées fluviales et sur les littoraux.
D’une
manière plus générale, on observe une répartition
dissymétrique en trois zones. On
distingue, en effet, la présence d’une diagonale du vide caractérisée par des
densités faibles. Elle s’étend des Ardennes aux Landes en passant par le Massif
Central. Ainsi le quart du territoire français n’abrite que 4% de la population
française.
A,
l’ouest, les densités sont plus élèves mais réparties de façon relativement
homogène. A l’est, les densités sont également plus élevées mais la répartition
est moins uniforme. On observe plutôt des concentrations de populations. Le
long des grandes vallées (Moselle,
Saône, Rhône) et des grandes plaines
(Alsace, littoral méditerranéen)
Densité : nombre d’habitants
par unité de surface.
Taux d’urbanisation : population
vivant dans les villes rapportée à la population totale.
II L’évolution de la population française.
La
population française augmente, mais cette croissance est ralentie. Le taux de croissance de la population
française est de 0.55% (2009). Le solde migratoire (+71000 en 2007) ne
représente qu’un cinquième de l’augmentation de la population française. Pour
l’essentiel, contrairement aux autres pays européens, l’augmentation de la
population française est liée à l’accroissement
naturel. Même si la baisse du taux
de natalité est plus rapide que celle du taux de mortalité (8.5%° en 2009), la natalité en France se
maintient à un niveau élevé pour l’Europe (13%° en 2009). Ainsi, l’ISF est le plus élevé d’Europe avec
2.02 enfants par femme en âge de
procréer. Cela n’empêche pas la population française de vieillir. L’âge médian de la population française
est de 39.4ans (2009). Il faut dire que l’espérance
de vie des français est de 80.98 ans (2009) (77,6 pour les hommes et 84.5
ans pour les femmes).
L’espérance de vie est le nombre moyen
d’années qu’un individu appartenant à
une population peut espérer vivre compte tenu des conditions de mortalités du
moment.
Taux de croissance
d’une population :
taux d’augmentation d’une population dans une période donnée.
Solde migratoire : c’est la
différence entre les entrées et les sorties sur un territoire.
Solde naturel : c’est la
différence entre les naissances et les décès sur un territoire.
Taux de
natalité :
nombre de naissance rapporté à la population totale exprimé en pour mille.
Taux de mortalité : nombre de
décès rapporté à la population totale exprimé en pour mille.
Indice synthétique de
fécondité
(ISF) nombre moyen d’enfant par femme en âge de procréer.
Accroissement
naturel :
différence entre le nombre de naissance et le nombre de décès.
Age médian : âge qui partage une
population entre deux groupes d’effectifs égaux.
III Les inégalités
régionales.
Toutes
les régions françaises n’ont pas le même dynamisme démographique. Dans un
croissant qui va de Nantes à Lyon en passant par le Nord de la France, le solde naturel est nettement positif. Ce
sont d’ailleurs les régions les plus jeunes de France Dans un triangle qui comprend le Massif
Central et le Sud ouest, il est plutôt négatif.
Désormais les régions de l’ouest, du sud et l’Ile de France en
partie sont attractives et deviennent la
destination de flux migratoires internes. Leurs soldes migratoires sont largement positifs. Si on fait le bilan des
soldes naturels et des soldes migratoires, on observe que
toutes les régions de France voient leurs populations augmenter à l’exception
de la région Champagne-Ardenne.
Conclusion : Le territoire
français fait donc apparaître une inégale répartition et un inégal dynamisme
démographique. Par ailleurs, le niveau
élevé de la natalité pour un pays européen n’empêche pas la population française
de vieillir et d’augmenter lentement.
Dernière
mise à jour : 02/10